2026

Travailler au sein des fondations canadiennes

L’humain d’abord: le personnel, les rôles et les pratiques dans les fondations

Bienvenue dans Travailler au sein des fondations canadiennes. Trop longtemps, les conversations sur la philanthropie au Canada se sont appuyées sur des présomptions, des anecdotes et des données provenant d’ailleurs. Les choses commencent toutefois à changer.

L’un des investissements les plus importants de FPC a été de renforcer la capacité de recherche philanthropique au Canada en créant un rôle spécialisé de chargé de recherche, en établissant des partenariats avec le milieu universitaire, et en s’engageant à produire des données qui reflètent la réalité canadienne.

Un message de l’équipe

  • Président-directeur général

    Le présent rapport se veut une étape charnière dans cette démarche de renforcement de notre capacité de recherche.

    Pour la première fois, nous avons un portrait clair des personnes qui travaillent dans les fondations canadiennes, et aussi de leurs rôles, leurs expériences, leurs difficultés et leurs contributions. En cette période de profond changement pour le secteur philanthropique, il est important de comprendre la capacité humaine derrière ce travail. Les institutions solides sont bâties par des personnes, et le renforcement de la philanthropie passe par une meilleure compréhension de ceux et celles qui l’influencent au quotidien.

    Le présent rapport marque une autre avancée significative dans l’engagement continu de FPC à développer une histoire véritablement canadienne de la philanthropie, fondée sur des données probantes, alimentée par l’expérience pratique et tournée vers l’avenir.

    Jean-Marc Mangin
    Président-directeur général

  • Remerciements de la chargée principale de recherche

    Le présent rapport n’arrive pas de nulle part : il s’appuie sur des dizaines d’années de recherches sur le fonctionnement des fondations. Travailler au sein des fondations canadiennes s’inspire d’études antérieures, comme The Foundation Administrator (Zurcher et Dunstan, 1972) et Working in Foundations (Odendahl et al., 1985), en extrapolant cet axe de recherche au contexte canadien.

    Il a en outre profité d’un premier processus de révision par les pairs, qui l’a enrichi de façon importante. Je tiens à souligner particulièrement le travail d’Andre Williams, Bruce Lawson, Caledonia Mathieson, Laetitia Gill, Teresa Marques et Tim Mueller, Ph. D., qui ont sauté à pieds joints dans le projet. Leurs commentaires réfléchis, leur soutien et leurs encouragements ont contribué à renforcer ce rapport.

    Pour comprendre les fondations, il faut d’abord comprendre les expériences individuelles. Vingt ans après avoir été projetée dans le milieu des fondations, je suis reconnaissante d’avoir pu mener cette recherche.

    “Je remercie sincèrement toutes les personnes qui ont participé aux sondages, aux entrevues et aux échanges qui ont enrichi ce travail.”

    Je remercie aussi la direction et l’équipe de Fondations philanthropiques Canada pour leur engagement envers une démarche de recherche centrée sur les personnes et les pratiques, ainsi que leur soutien constant.

    Michele Fugiel Gartner
    Chargée principale de recherche

Sommaire

Ce rapport, qui s’appuie sur les données du T3010 de l’ARC, le sondage de FPC auprès du personnel des fondations, les dossiers de FPC sur la rémunération et les avantages sociaux et le Projet Canada Perspectives des organismes de bienfaisance (PCPOB), offre le portrait le plus complet qui soit sur les membres du personnel des fondations et les expériences qui influent sur leur travail partout au Canada.

Ce rapport sert de point de départ pour l’évaluation continue des cultures de travail en philanthropie, toujours en évolution. Il s’adresse au personnel et aux conseils d’administration des fondations, de même qu’aux personnes intéressées par le travail dans les fondations, les organismes de bienfaisance et les sociétés à but non lucratif, ainsi qu’aux chercheurs, aux étudiants et au grand public.

Travailler au sein des fondations canadiennes est le premier rapport à examiner les rôles et les pratiques des membres du personnel des fondations, dont le rôle crucial passe parfois sous silence dans les fondations philanthropiques au Canada.

Ce que révèle la recherche

  • Un effectif faible mais en croissance

  • Des parcours préalables et un niveau de préparation variés

  • L’avancement professionnel, une contrainte structurée

  • Des organisations de plus en plus formalisées mais à différentes étapes

  • Équité, diversité, inclusion : des progrès mais encore des lacunes

  • Un domaine sous pression

  • Le rôle de l’infrastructure du secteur

  • Un secteur porté par les personnes qui y œuvrent

La force des fondations canadiennes dépend à la fois des personnes qui accomplissent le travail et des conditions qui leur donnent les moyens d’agir.

Travailler au sein des fondations canadiennes éclaire à la fois les réussites et les zones d’ombre dans la compréhension du travail des fondations au Canada. Il révèle un secteur en croissance, mais encore hétérogène et peu analysé, surtout sur l’évolution des rôles, des compétences et des pratiques.

Il reconnaît le personnel des fondations comme composante visible et essentielle du paysage philanthropique canadien. Enfin, il ouvre la voie à de nouvelles recherches et suscite un intérêt pour l’étude des fondations, des personnes qui y travaillent et des pratiques qui s’y développent.