29 juillet, 2020
Blogue de FPC

Entretien avec Justin Wiebe, membre du conseil d’administration chez FPC

Justin Wiebe, Fondation Mastercard, Partenaire de programme

– Nom, Fondation et titre

Justin Wiebe, Mastercard Foundation, Partenaire de programme

– Cela fait combien de temps que vous travaillez dans le domaine de la philanthropie?

4 ans

– Une citation qui illustre votre philosophie de travail ?

«Si nous pouvons élever des enfants des Premières Nations qui n’ont n’auront jamais à se remettre de leur enfance, et une génération d’enfants non autochtones qui n’auront pas à dire qu’ils sont désolés, alors je pense que nous aurons accompli un grand pas dans la cocréation d’une société dont nos ancêtres ont rêvé, et dont nos arrières-arrières-arrières petits-enfants pourront être fiers» Cindy Blackstock, directrice exécutive, Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada.

– Qu’est-ce qui vous a amené à travailler pour la philanthropie canadienne?

Honnêtement? Un coup de chance. Je ne savais absolument pas ce qu’était la philanthropie, ni son ampleur ou son fonctionnement avant de tomber sur une opportunité de travail avec le Fonds Perspective Jeunesse à la Fondation Trillium de l’Ontario. J’ai de l’expérience dans l’éducation, le développement communautaire et l’aménagement urbain. Grâce à ce travail et à ma propre expérience, je me suis de plus en plus intéressé aux changements de systèmes. Les difficultés auxquelles devaient faire face les communautés autochtones, les personnes noires et autres personnes de couleur étaient complexes et systémiques. Les systèmes n’ont pas été faits pour répondre à nos besoins, au contraire, nous avons été abandonnés et les systèmes nous ont causé du tort. Je savais que les communautés avaient des solutions et qu’elles avaient le plus souvent seulement besoin de ressources pour pouvoir concrétiser ces idées. La philanthropie est devenue un moyen pour moi de soutenir les communautés en construisant et en défendant des solutions qui suppriment les inégalités, qui visent à la justice et qui participent à la prospérité de la communauté.

– Vous êtes un nouveau membre du comité, qu’aimeriez-vous que les autres membres de FPC sachent à votre sujet?

Je suis un fier Métis des Prairies, un faiseur de pain banique très moyen, et je fais aussi partie du Cercle de Conseil de The Circle on Philanthropy.

– En dehors des effets de la COVID-19, pouvez-vous décrire les changements les plus importants que vous voyez émerger dans les pratiques de la bienfaisance?

1. L’engagement à travailler pour l’équité, la justice, la décolonisation, le transfert des pouvoirs vers les communautés, et la démocratisation de nos pratiques philanthropiques.

2. Le financement des mouvements sociaux, du travail visant à la justice, et des changements de système.

3. Le renforcement et l’élargissement de l’engagement dans nos missions à travers l’investissement d’impact, l’augmentation des versements annuels, l’approvisionnement social, et la défense des intérêts.

– Qu’allez-vous contribuer à développer dans le domaine et le secteur du leadership de FPC?

J’ai hâte de contribuer en m’engageant à partager, apprendre et désapprendre. Je suis persuadé que notre propre expérience et celle de ceux avec qui nous sommes en relation sont nécessaires au développement de notre compréhension de ce qui se passe autour de nous et du potentiel transformationnel. J’apporterai une compréhension des origines et des effets actuels de la philanthropie et de la richesse au Canada. J’apporterai aussi une vision pour un nouveau modèle de philanthropie, basé sur le relationnel, le respect et la réciprocité. Je crois au potentiel de la philanthropie pour soutenir les changements de système et aider à construire un futur où plus d’individus peuvent prospérer et s’épanouir dans l’entièreté de leur être. Ce n’est bien sûr pas à nous de le faire tous seuls. Nous devons être guidés par les communautés les plus touchées par les inégalités, par des individus qui sont les experts de leur propre expérience et ont une vision de ce qui pourrait être. Oh, et je ferai aussi sans doute quelques blagues et je serai obstiné et dur à la tâche, à l’image du peuple des Prairies.

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