Info-courriel septembre 2011
Mot de la présidenteL’arrivée de l’automne s’accompagne d’une grande fébrilité dans les bureaux de FPC puisqu’il ne reste que quelques semaines avant notre conférence d’octobre. Tandis que les séances prennent forme et que nos conférenciers pléniers exceptionnels nous communiquent leurs idées, je me réjouis à l’avance des conversations stimulantes et du partage actif d’idées auxquels nous assisterons sûrement à la conférence. Nous avons élaboré un programme qui offre de tout pour tous : administrateurs et dirigeants d’une fondation, gestionnaires de dons et conseillers philanthropiques. Le programme complet de deux jours et demi est plus long que pour toute autre conférence antérieure de FPC. Ceux et celles qui assisteront à l’intégralité de la conférence jouiront d’un contact unique avec les réflexions et les pratiques philanthropiques les plus récentes. Il est encore temps de s’inscrire. Si certains de vos collègues ou membres de votre conseil d’administration ou de votre famille sont pressés par le temps, suggérez-leur d’assister à nos activités d’apprentissage de la pré-conférence du dimanche et particulièrement au souper du dimanche soir, qui sera axé sur le rôle du conseil d’administration d’une fondation. Vous trouverez tous les détails sur le site Web de la conférence.
L’autre rassemblement important qui se tiendra plus tard cet automne est le Sommet canadien des OSBL organisé par Imagine Canada, qui aura lieu à Ottawa à la fin de novembre. FPC est fière de s’associer à cet événement avec les Fondations communautaires du Canada et United Way/Centraide. Ce grand rendez-vous sans précédent des acteurs du secteur bénévole a pour but d’établir une liste de priorités communes et de célébrer les multiples rôles joués par le secteur ainsi que ses nombreux apports à la société. Il est particulièrement important de souligner que toutes les grandes associations représentant les bailleurs de fonds du secteur se sont unies à Imagine Canada pour soutenir cet effort ambitieux visant à mobiliser le secteur dans son ensemble. Je tiendrai les membres de FPC au courant des détails à mesure que la planification de cet événement progressera. Je m’attends à ce que ce rassemblement soit le deuxième point fort de l’automne.
Pour en revenir à la philanthropie, je constate que les membres de la « blogosphère » philanthropique ont été très actifs au cours de l’été, même pendant leurs vacances. Vous trouverez dans ce numéro des liens vers quelques-uns des billets les plus intéressants que nous avons lus en juillet et août. Le débat sur l’efficacité versus la passion en philanthropie continue d’occuper beaucoup de place, comme vous pourrez le constater. La lecture de ces blogues vous aidera à vous préparer aux débats animés qui auront très certainement lieu à Toronto. Ne manquez pas de vous joindre à nous!

Hilary Pearson
hpearson@pfc.ca
Au début d’avril, la Max Bell Foundation a accueilli à Calgary quarante-cinq personnes des quatre coins du pays afin qu’elles participent à une discussion sur le secteur bénévole canadien et l’élaboration des politiques publiques. Leurs perspectives collectives sont résumées dans un rapport qui confirme l’existence d’un réseau informel formé de dizaines de particuliers et d’organismes de partout au pays qui partagent une conviction profonde, enracinée dans des preuves et l’expérience, que les organismes du secteur bénévole peuvent influencer et influencent les politiques publiques canadiennes de façon importante. Les bailleurs de fonds privés peuvent jouer un rôle important afin de les soutenir dans ces activités, notamment en finançant la collecte de données et de preuves, en participant à la mise en place de coalitions et en appuyant la naissance et la diffusion d’idées et de recommandations en matière de politiques publiques.
À Calgary, tous ont convenu que le réseau souhaite vivement assurer la croissance et le développement des capacités du secteur bénévole dans le domaine des politiques publiques. Un des facteurs qui dissuade les organismes du secteur bénévole de s’engager dans ce type d’activité est le manque d’information sur ce qui est possible et sur ce qui est permis. Ainsi, la Max Bell Foundation et ses partenaires se sont engagés, comme prochaine étape, à assembler et à diffuser une série d’études de cas approfondies visant à illustrer comment les organismes du secteur bénévole ont contribué avec succès à influencer les politiques publiques. Ils prévoient publier les études de cas à la fin de 2011 dans le but de mieux renseigner les organismes et les bailleurs de fonds du secteur bénévole et de les inciter à en faire plus.
Si vous ou les membres de votre conseil d’administration réfléchissez à ce qui dicte votre choix de stratégie philanthropique, un guide succinct mais bien fait rédigé par Rockefeller Philanthropy Advisors, What Is My Giving Style?, pourrait vous aider dans vos réflexions. Le guide s’attarde à deux considérations (parmi tant d’autres) qui influencent le style philanthropique d’un donateur. La première est le degré de visibilité qu’un donateur souhaite (ou ne souhaite pas) avoir. À une extrémité, il y a le donateur anonyme et à l’autre extrémité, il y a le militant public. La deuxième considération est le degré d’impact que le donateur souhaite avoir : à une extrémité, il y a le donateur qui souhaite apporter une aide immédiate et directe et à l’autre extrémité, il y a le philanthrope qui tient à susciter un changement social à long terme.
Ces deux considérations – la visibilité et l’impact – représentent souvent les premières décisions que doivent prendre les philanthropes lorsqu’ils envisagent de faire un don important. Comme ce guide l’illustre, il existe de nombreuses façons différentes de donner. Tous les dons, où qu’ils se situent entre les deux extrémités, peuvent être efficaces. Le plus important, c’est que les donateurs trouvent le style philanthropique qui correspond le mieux à leurs valeurs, qui respecte leurs souhaits et qui les motive à continuer de donner. Le guide propose un cadre utile pour apporter plus de clarté au processus de versement de dons importants. Un guide complémentaire produit par Rockefeller PA, First Steps in the Philanthropic Journey, soulève d’autres questions à considérer.
Dans le cadre de sa série continue de dialogues sur la philanthropie, le Bradley Center for Philanthropy and Civic Renewal de Washington a choisi un sujet particulièrement intéressant pour son panel de juillet. Reclaiming the Moral Life of Philanthropy est le titre d’une allocution prononcée en 2010 par Gara LaMarche, ancien président nouvellement retraité d’Atlantic Philanthropies. Dans son allocution, LaMarche a exprimé des inquiétudes au sujet de la philanthropie des fondations : « Nous sommes devenus plus préoccupés par la solution ou l’intervention – pour reprendre un terme évoquant une armée d’envahisseurs qui est horriblement en vogue dans le domaine – que par les raisons de faire une chose ou de s’en préoccuper. En fonctionnant sous le règne de “ce qui fonctionne” et particulièrement de ce qui peut être prouvé ou démontré à l’aide de preuves rigoureuses, nous risquons de trop nous éloigner de ce qui est nécessaire d’un point de vue moral. Je crois que le moment est venu de trouver un juste milieu. »
LaMarche et d’autres panélistes comme Phil Buchanan du Center for Effective Philanthropy ont été invités par le Bradley Center à discuter de ce thème. La transcription de la discussion stimulante qui s’est ensuivie vous permettra d’y assister à votre tour tandis que LaMarche développe son sujet et que les autres participants y vont de leurs critiques. Cette transcription mérite d’être lue!
Sean Stannard-Stockton, auteur du blogue très fréquenté « Tactical Philanthropy », a publié un commentaire sur le point de vue de LaMarche et sur le débat en cours dans les cercles de philanthropes américains entre les défenseurs de l’évaluation et de l’efficacité d’une part et les partisans de la passion et de l’empathie d’autre part, et a fait la mise en garde suivante :
« Bien que je crois à l’application des principes de la logique pour résoudre des problèmes sociaux, je doute que les êtres humains puissent maîtriser le monde dynamique dans lequel nous vivons au moyen de “théories du changement”. Par ailleurs, bien que je crois qu’une application impitoyable des principes de la logique à la philanthropie risque de détruire la pulsion empathique qui anime au départ notre domaine, je doute que les bonnes intentions puissent se transformer en bons résultats simplement parce que c’est ce que nous souhaitons. »
Dans un commentaire se trouvant sur le blogue Deep Social Impact tenu par The Philanthropic Initiative, Ellen Remmer se demande si la passion demeure pertinente dans le domaine de la philanthropie structurée. Dans une série de trois billets portant sur ce sujet, elle soulève des questions comme « Pourquoi avons-nous besoin de passion dans nos actions philanthropiques? D’où vient-elle? Mais surtout, comment faire naître la passion et l’exploiter si elle n’existe pas encore? » Elle fait état des obstacles fréquents comme la complexité des problèmes et le manque de temps et propose des pistes de solution. Bon nombre des billets publiés sur ce blogue par Remmer et d’autres membres du personnel de TPI sont particulièrement pertinents pour les donateurs et les philanthropes œuvrant au sein ou par l’entremise d’une fondation familiale.
Philanthropy 2173 de Lucy Bernholz compte aussi parmi les blogues les plus riches en réflexion sur la philanthropie. Dans un récent billet intitulé Why would a foundation tweet? Bernholz fait quelques observations intéressantes sur les raisons pour lesquelles la philanthropie devrait figurer au nombre des sujets de conversation dans les médias sociaux. « Pour pratiquer la philanthropie intelligemment, il faut utiliser de bons renseignements à bon escient. Les médias sociaux nous offrent plusieurs nouveaux outils à cette fin ». Il s’agit d’une question d’écoute et d’apprentissage, affirme Bernholz. « Prendre part à différentes conversations peut changer ce que vous apprenez, les personnes à qui vous parlez et ce que vous savez. »
La plus récente publication de Grantmakers for Effective Organizations, Widespread Empathy: 5 Steps to Achieving Greater Impact in Philanthropy, examine comment les grands donateurs, à la fois comme individus et par l’entremise de leur organisation, peuvent développer une compréhension plus approfondie et viscérale des besoins de la communauté et du travail de leurs bénéficiaires, notamment des raisons pour lesquelles ce travail est important, des résultats que celui-ci génère, des personnes qui en bénéficient, des aspects où il ne répond pas aux attentes et de ce qu’il reste à faire. Le guide énonce cinq conseils pour accroître l’empathie en philanthropie :
1) Pensez aux autres avant de penser à vous
2) Sortez de votre bureau
3) Intégrez le monde extérieur
4) Investissez dans ce qui est nécessaire
5) Donnez l’exemple.
Même si la plupart de ces idées ne sont pas nouvelles, les études de cas et les nouvelles histoires présentées dans ce guide enrichissent comme toujours le dialogue au sujet du travail des grands donateurs.
GiveSmart est un nouveau site récemment lancé par Bridgespan qui s’adresse aux donateurs et aux philanthropes et vise à les aider à prendre de meilleures décisions et à obtenir de meilleurs résultats de leurs dons. Ce site Web, qui comporte également un blogue, s’inscrit dans l’initiative philanthropique Give Smart de Bridgespan (laquelle comprend notamment la publication du récent livre de Joel Fleishman et de Thomas Tierney, Give Smart: Philanthropy That Gives Results). Givesmart recueille et diffuse de l’information sur les pratiques efficaces, y compris des études de cas, des guides pratiques et d’autres outils d’aide à la décision. La documentation qui y sera publiée émanera du Bridgespan Group, qui s’appuiera sur ses dix années de collaboration avec des philanthropes et des fondations, ainsi que d’autres organismes et associations de premier plan du secteur. Un site à ajouter à vos favoris.
Édition PDF du Guide sur la bonne gouvernance à l’intention des fondations canadiennes, juin 2011. La version PDF est offerte gratuitement à tous les membres de FPC qui ont acheté au moins un exemplaire de la version imprimée. Les autres peuvent se la procurer au coût de 25 $ pour les membres et 35 $ pour non-membres. Contactez general@pfc.ca pour commander.
À paraître prochainement – Guide annoté portant sur le site Web Organismes de bienfaisance et dons de l’ARC qui aidera les utilisateurs à trouver facilement et rapidement toute l’information dont ils ont besoin.
Le Prix Dr Rogers pour l’excellence en médecine complémentaire et parallèle, une initiative de la Lotte and John Hecht Foundation de Vancouver, sera remis par Gordon Rogers, fils du Dr Rogers, le vendredi 23 septembre au Waterfront Hotel de Vancouver. En après-midi, un colloque portera sur l’état actuel de la médecine intégrative et sur les tendances récentes dans ce domaine. Le professeur Allen Grossman de la Harvard Business School animera une séance durant laquelle quatre cliniques de médecine intégrative feront état de leurs réussites et des obstacles qu’elles ont dû surmonter.
Le Max Bell Public Policy Training Institute accepte présentement les demandes d’inscription, et ce, jusqu’au 14 octobre. Ce programme de formation représente une excellente occasion d’apprentissage pour les employés et les bénévoles des organismes sans but lucratif albertains qui s’intéressent aux politiques publiques et dont le travail a un rapport avec les activités du gouvernement fédéral, d’un gouvernement provincial ou d’une administration municipale. Le programme de 12 jours sera offert en Alberta de janvier à juin 2012.
Dix-neuf organismes canadiens, choisis parmi les organismes de services sociaux sans but lucratif les mieux gérés, ont été retenus comme finalistes en vue de la 14e remise des Prix de la Fondation canadienne Donner pour l’excellence en prestation de services sociaux. Cette année, 591 organismes de partout au Canada ont présenté leur candidature. Les organismes participants sont évalués en fonction de leur performance dans dix domaines tels que la gestion et la gouvernance, l’utilisation d’employés rémunérés et bénévoles, l’innovation, le coût des programmes et le suivi des résultats. Une somme totale de 60 000 $ sera versée aux organismes lauréats.
Autres nouvelles et événements
Le Cercle sur la philanthropie et les peuples autochtones au Canada et le RCSE tiendront ensemble un atelier de deux jours qui aura pour thème Restoring the Life Blood: Water, First Nations, and Opportunities for Change. Durant cette séance de deux jours, des bailleurs de fonds et des organisations des peuples autochtones participeront à une discussion portant sur les principaux défis et les occasions ayant trait à l’eau douce et aux collectivités des Premières nations. L’atelier est ouvert aux philanthropes individuels et aux représentants des organismes bailleurs de fonds ainsi qu’aux organisations des peuples autochtones. Il aura lieu à Toronto le 5 octobre et sera suivi d’une visite du Six Nations Grand River Territory le 6 octobre.
La Fondation PricewaterhouseCoopers Canada a lancé un appel de candidatures d’une durée de huit semaines pour son Programme de subventions au leadership, qui offre des subventions totalisant 200 000 $ pour financer les initiatives de développement professionnel des professionnels et bénévoles qui œuvrent auprès d’organismes caritatifs de petite et moyenne taille au Canada. Deux catégories de subventions sont offertes :
Le programme a été conçu de façon à offrir aux organismes de bienfaisance la flexibilité nécessaire pour tirer parti des occasions de perfectionnement qui répondent le mieux à leurs besoins. Les initiatives peuvent prendre la forme de cours structurés, de colloques, de programmes de formation ou d’occasions d’apprentissage informelles conçus par le demandeur qui contribuent au perfectionnement professionnel du demandeur ainsi qu’à l’avancement des buts de l’organisme. Depuis le lancement du programme en 2006, la Fondation PricewaterhouseCoopers Canada a octroyé des subventions totalisant plus de 973 000 $ à 358 bénéficiaires des quatre coins du Canada.