Mot de la présidenteNotre quatrième conférence biennale valait certainement la peine d’attendre. Près de 300 personnes, dont un nombre formidable de représentants des membres de FPC, se sont réunies pendant deux jours au centre-ville de Toronto à l’occasion de La philanthropie en mouvement : nouveaux regards, nouveaux horizons. Nos conférenciers pléniers, Susan Berresford, Susan Raymond, Son Excellence le gouverneur général et le Chef national Shawn Atleo de l’Assemblée des Premières nations, ont éloquemment stimulé la réflexion des participants. Susan Raymond nous a encouragés à penser de façon créative, à « patiner vers l’endroit où va se trouver le palet ». Tim Brodhead nous a exhortés à ne pas oublier que la philanthropie n’est pas seulement une question d’argent. Le gouverneur général et le Chef national, qui ont tous les deux évoqué le rêve original de Samuel de Champlain, nous ont rappelé qu’un esprit d’anticipation et de collaboration est enraciné dans notre histoire. Nous avons été impressionnés par l’innovation que nous avons pu observer au sein des organismes de première ligne et des quartiers de Toronto durant nos visites sur le terrain. Et nous avons assisté à de nombreuses discussions animées dans les couloirs et les salles de réunion de la conférence pendant que les conférenciers présentaient leurs points de vue et racontaient leur histoire.
Comment arriver à partager tout cela avec vous? Pour commencer, nous avons publié sur le site Web de FPC le texte intégral des discours pléniers. Un grand nombre des présentations des conférenciers sont également accessibles aux participants à la conférence et aux membres de FPC à l’aide d’un mot de passe. Des extraits vidéo seront également affichés prochainement. Nous travaillons aussi à l’élaboration d’un rapport de la conférence qui tiendra compte de toutes vos remarques et idées, que nous avons sollicitées cette année par l’entremise du blogue de la conférence ainsi qu’à l’aide de cartes de commentaires et de sondages. Nous avons reçu un grand nombre de suggestions et de commentaires judicieux qui nous aideront à planifier nos conférences futures.
L’an prochain, nous organiserons un symposium de plus courte durée, qui se déroulera en octobre 2012 à Montréal. Néanmoins, nous savons que les membres de FPC aiment beaucoup la formule de la conférence biennale et nous commencerons donc très bientôt à planifier notre prochain rassemblement de deux jours. De plus amples renseignements concernant le lieu et la date vous seront communiqués à une date ultérieure!
Voici quelques notes additionnelles concernant les derniers mois de 2011 :
Je remercie à nouveau toutes les personnes qui ont participé à la conférence à Toronto et y ont partagé les résultats de leur travail. J’ai été ravie de vous voir. J’espère aussi accueillir ceux et celles d’entre vous que je n’ai pas vus à Toronto aux prochains rassemblements de FPC en 2012 et après.

Hilary Pearson
hpearson@pfc.ca
Vous vous souviendrez peut-être que des discussions ont eu lieu à la Chambre des communes avant les dernières élections fédérales au sujet d’une loi qui établirait un plafond à la rémunération des dirigeants du secteur de la bienfaisance. Il est clairement ressorti de ce débat que les responsables des politiques publiques n’ont pas accès à beaucoup de renseignements sur les pratiques de rémunération au sein du secteur. Bien que l’Agence du revenu du Canada fournira bientôt des renseignements plus détaillés sur les échelles de salaires et de rémunération des dirigeants des organismes de bienfaisance grâce aux données qu’elle recueillera à l’aide du formulaire T3010 étendu à compter de l’exercice 2010, les employeurs du secteur doivent par ailleurs s’en remettre à des études privées visant des populations spécifiques, comme le sondage sur la rémunération que FPC mène deux fois l’an pour le compte de ses membres, le prochain étant prévu en 2012.
Entre-temps, une nouvelle enquête réalisée par CharityVillageMD a permis de recueillir des données auprès de quelque 1 200 organismes de bienfaisance et OBSL canadiens et de plus de 16 000 employés. La 2011 Canadian Nonprofit Sector Compensation & Benefits Study présente de l’information détaillée sur la rémunération dans le secteur sans but lucratif du Canada. Elle contient notamment des données sur la rémunération en espèces des employés à tous les échelons, du personnel de soutien administratif jusqu’aux membres de la haute direction; sur les régimes d’incitation au rendement; sur les avantages sociaux – de l’assurance dentaire jusqu’aux places de stationnement gratuites – et sur les fourchettes de rémunération au sein de différents sous-secteurs comme les services sociaux, la santé et les arts. Il est intéressant de souligner que l’étude révèle que la rémunération en espèce moyenne des administrateurs dirigeants et des chefs de la direction du secteur sans but lucratif est de 88 740 $
Il est possible de se procurer le rapport de l’enquête auprès de Charity Village pour une somme de 97 $.
On sait très peu de choses sur la philanthropie transfrontalière de certains grands donateurs canadiens. Ces donateurs sont des immigrants au Canada qui ont décidé de donner des sommes importantes dans leur pays d’origine (ainsi qu’à leur communauté au Canada). Le dernier numéro de The Philanthropist s’attaque au défi de faire de la lumière sur cette forme de philanthropie en offrant le regard le plus complet jusqu’à maintenant sur ce que nous savons au sujet de ces dons. L’article principal, Diaspora Philanthropy and Civic Engagement in Canada: Setting the Stage, rédigé par Krishan Mehta et Patrick Johnston (anciennement de la Walter and Duncan Gordon Foundation), examine comment les immigrants viennent en aide à la collectivité dans leur pays d’adoption et leur pays natal. Les auteurs se penchent spécifiquement sur le bénévolat des nouveaux immigrants, composante essentielle de la philanthropie, et sur le rôle que ces derniers jouent au sein des fondations de bienfaisance pour conclure que ce domaine en expansion aura de plus en plus d’implications pour les bénéficiaires et pour les décideurs canadiens. Les autres articles portent notamment sur la philanthropie des Asiatiques du sud au Canada et sur la participation des communautés ethnoculturelles à l’action civique.
Maytree vient de publier un excellent recueil de bonnes idées afin de soutenir les dirigeants du secteur sans but lucratif dans leur travail. Five Good Ideas: Practical Strategies for Non-Profit Success (Coach House Books, 2011) s’appuie sur la série d’ateliers Five Good Ideas que Maytree offre depuis plusieurs années. Dans l’introduction du livre, Alan Broadbent, fondateur et président du conseil d’administration de Maytree, indique : « Au cours des huit dernières années, Maytree a été l’hôte de dîners-causeries portant sur un vaste éventail de sujets liés à la gestion. Ces sujets émanent de notre réseau permanent de personnes qui travaillent au sein d’organismes du secteur communautaire. Nous leur posons une question simple : “Qu’avez-vous besoin de savoir pour vous aider à mieux administrer votre organisme?” Une bonne gestion est importante dans tous les secteurs, mais elle l’est encore plus dans le secteur communautaire, qui doit composer avec de nombreuses lourdeurs, un niveau de stress souvent élevé et un manque de ressources… Five Good Ideas est une façon d’aider les dirigeants du secteur à entamer une réflexion sur les éléments importants de l’éventail des tâches qu’ils doivent accomplir. Ils ont rarement le temps d’explorer longuement chaque domaine, mais ils peuvent être bien servis par une exposition à ce qui représente, selon certains des grands penseurs et intervenants du secteur, les meilleures idées, les cinq bonnes idées. »
La Fondation de la famille J.W. McConnell vient tout juste de publier Résilience, un document de 49 pages écrit par Tim Brodhead, futur ancien président-directeur général de la fondation. Ce texte expose les courants de pensée émergents qui sous-tendent les activités de dons de la fondation depuis les vingt dernières années et il résume les principales initiatives de la Fondation. Pour la fondation, « les programmes de dons n’ont pas obéi à un plan établi d’avance. Une stratégie qui était implicite au départ a évolué progressivement pour passer d’un accent sur le changement à un accent sur l’adaptation et finalement sur la résilience. Cette évolution découle principalement de l’expérience de nos partenaires ou compagnons de voyage, que l’on appelle les bénéficiaires, sur qui nous comptons pour nous fournir des idées, des connaissances et des initiatives finançables… [En conclusion, la fondation indique] Dans un monde de plus en plus imprévisible, interrelié et confronté à des enjeux sociaux et environnementaux complexes, le développement de la résilience des Canadiens, et du Canada, représente la meilleure garantie qui soit pour assurer notre prospérité et notre bien-être futurs ».
Pour en savoir plus sur les approches des fondations Maytree et McConnell, vous pouvez assister à un entretien enregistré lors de l’ALLIES Mentoring Conference 2011 de Maytree à Calgary. Alan Broadbent de Maytree et Tim Brodhead de la Fondation de la famille J.W. McConnell ont partagé leurs points de vue sur les avantages d’augmenter l’envergure d’un programme afin de produire un plus grand impact. Ils ont aussi attiré l’attention de l’auditoire sur les écueils à éviter afin d’établir une collaboration réussie. Cet entretien de 30 minutes a été filmé et est accessible en ligne.
Le programme et les discours pléniers de la conférence de 2011 sont maintenant en ligne. Les participants à la conférence et les membres de FPC ont également accès en exclusivité à certaines des présentations des séances (à l’aide d’un mot de passe).
La Fondation de la famille J.W. McConnell et la Rockefeller Foundation ont versé 1,3 million de dollars au MaRS Discovery District de Toronto afin de créer le Centre for Impact Investing. Ce centre prendra appui sur les travaux de MaRS et de Génération de l’innovation sociale (SiG). Il constituera un carrefour national ayant pour but de mieux faire connaître la finance sociale et d’en améliorer l’efficacité en vue de trouver des solutions aux problèmes sociaux et environnementaux du Canada. Le centre agira également comme point de liaison pour les efforts des Canadiens dans le domaine de l’investissement porteur d’impact. Il aura notamment pour fonction de mettre en œuvre des programmes et des initiatives centrés sur la recherche et les politiques et sur le développement des marchés et des produits, ainsi que des projets d’éducation et d’engagement visant à mobiliser des capitaux privés au profit du bien collectif. Le début des activités du centre est prévu au début de l’hiver 2011.
La George Cedric Metcalf Charitable Foundation a annoncé la création d’un nouveau programme, l’Inclusive Local Economies Program, par l’entremise duquel la fondation collaborera avec des particuliers et des organismes en vue de développer des stratégies à long terme qui créeront des possibilités économiques durables et généreront de la richesse pour les citoyens et les collectivités à faible revenu de Toronto. Le programme comporte deux composantes. La première composante est l’Opportunities Fund, une invitation ouverte à soumettre des idées originales et des approches convaincantes qui mèneront à une intégration économique significative. La deuxième composante est un projet pilote appelé « Resilient Neighbourhoods ». La fondation Metcalf tiendra une séance d’information sur le nouveau programme le jeudi 27 octobre de 9 h 30 à 11 h 00 au Wellesley Institute, situé au 10, rue Alcorn, Toronto (station de métro Summerhill). Pour vous inscrire à cette séance, veuillez communiquer avec Heather Dunford à hdunford@metcalffoundation.com.
Autres nouvelles et événements
Webinaire, 27 octobre, de 12 h à 13 h, HNE. Le MaRS Centre for Impact Investing tient un webinaire éducatif sur l’investissement porteur d’impact à l’intention des investisseurs institutionnels, des capital-risqueurs privés, des philanthropes et des conseillers. Le webinaire sera animé par Patrick Gleeson, chef de la direction de Meyer Family Enterprises, et par R. Paul Herman, chef de la direction et fondateur de HIP (Human Impact + Profit) Investor Inc. Meyer Family Enterprises est une société de portefeuille familiale établie dans la vallée de Napa, Californie, qui regroupe une fondation familiale et qui redéfinit les modèles d’investissement et les modèles philanthropiques traditionnels, tandis que HIP Investor Inc. est une importante société de gestion de placements qui offre aux investisseurs et à leurs conseillers des conseils, des outils et des portefeuilles en vue d’accroître leurs placements porteurs d’impact.
Webinaire, 27 octobre, 14 h à 15 h 30, HNE, Joining Forces: Funder Collaboratives for International Projects. GrantCraft sera l’hôte d’un webinaire gratuit ayant pour but d’explorer comment les partenariats entre bailleurs de fonds peuvent aider les grands donateurs internationaux à se fixer des objectifs plus ambitieux, à répartir les risques, à apprendre ensemble et à produire un plus grand impact. Organisée en collaboration avec l’Africa Grantmakers’ Affinity Group, la discussion sera animée par le président du Foundation Center, Bradford Smith, et réunira des orateurs représentant la Carnegie Corporation de New York, la Firelight Foundation, la New Field Foundation et le Wallace Global Fund.