Info-courriel mars 2011
Mot de la présidenteLe thème de la collaboration figure à l’avant-plan ce mois-ci! Nous avons trouvé plusieurs exemples et ressources touchant à la collaboration entre bailleurs de fonds, bénéficiaires et secteurs qui méritaient, à notre avis, d’être portés à l’attention de nos lecteurs dans le présent numéro de l’info-courriel. Ces exemples témoignent d’une sensibilité croissante à l’importance et à l’impact de la collaboration, particulièrement pour s’attaquer à des problèmes complexes et pour tirer le meilleur parti des ressources disponibles lorsque celles-ci sont limitées. La collaboration n’est pas facile et n’est pas toujours justifiée. Pas plus qu’elle ne représente toujours une stratégie nécessaire pour les fondations. Cependant, l’intérêt de la collaboration augmente à mesure que les problèmes sociaux et environnementaux deviennent de plus en plus difficiles à dissocier et que les bailleurs de fonds participent plus activement à susciter des changements.
Dans le numéro de février de l’info-courriel, nous avons évoqué un article sur l’impact collectif rédigé par Mark Kramer et par John Kania, qui a été publié dans le numéro d’hiver du Stanford Social Innovation Review. Cet article a suscité beaucoup d’intérêt et maintes discussions sur son applicabilité au milieu des fondations et des bailleurs de fonds au Canada. Il fait également l’objet d’un débat dans un numéro spécial du journal Alliance portant sur la collaboration, lequel renferme un ensemble bien équilibré d’articles sur la collaboration et d’exemples de situations dans lesquelles la collaboration philanthropique fonctionne ou ne fonctionne pas. Nous citons plus loin les corédacteurs de ce numéro spécial, qui partent sagement de la prémisse que la valeur de la collaboration doit être prouvée : dans quelles circonstances constitue-t-elle une stratégie avantageuse et à quelles conditions?
Il est important de reconnaître que la collaboration est une approche qui peut se révéler utile non seulement pour les bailleurs de fonds, mais aussi pour les réseaux de bailleurs de fonds comme le nôtre. Afin d’accroître la valeur offerte à ses membres, FPC doit collaborer avec d’autres réseaux offrant un accès à des activités et des informations différentes de celles proposées par FPC, et inversement. En ce sens, nous collaborons cette année avec d’autres réseaux afin d’inciter mutuellement nos membres à participer aux conférences des autres réseaux, lesquelles représentent d’excellentes occasions d’apprentissage pour tous. C’est ainsi que nous collaborons avec les Fondations communautaires du Canada et avec le Réseau canadien des subventionneurs en environnement afin d’offrir à nos membres respectifs un tarif privilégié pour participer aux conférences respectives de chacun de nos trois réseaux. Nous rechercherons aussi des occasions plus nombreuses de collaborer avec d’autres réseaux canadiens de bailleurs de fonds au profit de l’ensemble de nos membres.
J’ai le plaisir de souligner que les membres de FPC sont très nombreux à reconnaître l’utilité de faire partie d’un réseau de bailleurs de fonds puisque la quasi-totalité de nos membres ont renouvelé leur adhésion cette année, pour la première fois depuis la création de FPC il y a onze ans. Cela représente non seulement un extraordinaire vote de confiance de la part de nos membres, mais aussi une preuve convaincante de l’intérêt que manifestent un nombre de plus en plus grand de bailleurs de fonds philanthropiques à échanger entre eux. L’année 2011 démarre donc sur une très bonne note, et je tiens à remercier tous nos membres de croire à l’importance de la collaboration mutuelle par l’entremise de FPC!

Hilary Pearson
hpearson@pfc.ca
En mars, les bailleurs de fonds de l’Ontario ont pu se réjouir de l’établissement d’un nouveau partenariat avec le secteur public lorsque le gouvernement ontarien a annoncé son intention de mettre en œuvre les recommandations formulées dans le rapport du Projet de partenariat, un exercice de consultation de huit mois qui avait pour but de déterminer comment renforcer la relation entre le gouvernement de l’Ontario et le secteur sans but lucratif (SBL) de la province. Le gouvernement a adopté les recommandations du Projet de partenariat en tant que vision pour poursuivre son partenariat avec le secteur SBL.
Pour concrétiser cette vision, l’Ontario créera le Bureau du Projet de partenariat au sein du ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration (le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration actuel, Eric Hoskins, a coprésidé le Projet).Ce bureau servira de point de contact entre le secteur et le gouvernement à l’égard des enjeux d’intérêt et de préoccupation communs. Un nouveau rapport annuel fera le point sur le statut des recommandations du Projet de partenariat et examinera la situation du secteur SBL de l’Ontario.
Le rapport du Projet de partenariat vaut la peine d’être lu à la fois par les bailleurs de fonds de l’Ontario, qui y trouveront une analyse des défis auxquels le secteur SBL de la province doit faire face, et par les bailleurs de fonds d’autres régions du Canada qui pourraient être intéressés par le modèle qui y est fourni. Les recommandations relatives aux pratiques de financement intéresseront tout particulièrement les bailleurs de fonds. En plus de simplifier et d’améliorer les procédures d’obtention de financement public et de reddition de comptes auxquelles le secteur doit se conformer, le gouvernement de l’Ontario s’est engagé à collaborer avec le gouvernement du Canada et les institutions financières canadiennes en vue de réduire les obstacles réglementaires et juridiques à l’innovation sociale et de mettre à la disposition du secteur sans but lucratif de l’Ontario une gamme d’outils de financement social. Cet engagement constitue indéniablement une nouvelle réjouissante pour les bailleurs de fonds qui souhaitent améliorer l’accès des organismes sans but lucratif à de nouvelles sources de financement.
La Fondation Trillium de l’Ontario (OTF) explore depuis longtemps le sujet de la collaboration entre organismes sans but lucratif et a publié un rapport des recherches qu’elle a menées jusqu’à ce jour, lequel fournit des éléments de réflexion aux bailleurs de fonds. Ce rapport, intitulé Renforcer la collaboration dans le secteur sans but lucratif en Ontario, révèle que les organismes du secteur sans but lucratif voient de plus en plus la collaboration comme une stratégie essentielle pour réaliser leurs missions, favoriser l’épanouissement des communautés et mieux servir leurs clients. Les auteurs du rapport soulignent qu’un grand nombre de ces collaborations franchissent les frontières entre divers secteurs et diverses régions, cultures et populations, ce qui ajoute à la complexité. Dans ce contexte, les intermédiaires jouent un rôle de plus en plus important comme négociateurs et facilitateurs. L’évaluation des résultats est également plus compliquée, surtout lorsque la collaboration a un objectif de changement social. On demande aux bailleurs de fonds de collaborer entre eux afin d’approfondir leurs connaissances et de mettre en œuvre des actions conjointes face à certains problèmes. Les bailleurs de fonds peuvent même être invités à collaborer avec des organismes sans lucratif, au lieu de se contenter de financer leurs activités. Dans cette optique, les bailleurs de fonds doivent donc réfléchir davantage aux moyens de permettre (plutôt que d’imposer) la collaboration.
Le rapport de la FTO contient un certain nombre de recommandations et de conclusions qui s’appliquent à elle, en tant que bailleur de fonds. Les auteurs du rapport recommandent que la FTO agisse à titre de partenaire du changement (ou d’intermédiaire) au profit des collaborations, mobilise l’échange de connaissances sur la collaboration, crée de l’espace pour la réflexion et le dialogue, offre un accès à du financement pluriannuel afin d’appuyer les collaborations prometteuses et renforce ses capacités pour faire progresser les collaborations. Bien que la FTO possède des ressources humaines et financières plus importantes que la plupart des bailleurs de fonds privés, le rapport contient tout de même des suggestions pertinentes pour que ceux-ci jouent un rôle plus efficace en matière de collaboration.
Les bailleurs de fonds qui investissent dans le renforcement des capacités du secteur à militer en faveur de changements aux politiques d’intérêt public seront heureux d’apprendre que les organismes sans but lucratif ont maintenant accès à une nouvelle école de formation spécialisée dans ce domaine, qui a été lancée ce mois-ci. L’Advocacy School a pour mission de concevoir et d’offrir des moyens grâce auxquels les individus et les organismes apprendront à sensibiliser et à mobiliser le public en général et les gouvernements en particulier à l’égard de questions relatives aux politiques publiques et aux transformations sociales. Dirigée par Sean Moore, consultant chevronné dans le domaine des activités de défense de l’intérêt public, l’Advocacy School ne vise pas seulement les activités « de sensibilisation des pouvoirs publics », c’est-à-dire les tentatives organisées et légitimes qui sont faites en vue d’influencer les décisions des gouvernements et d’autres autorités publiques à l’échelle locale, nationale et internationale, mais aussi les efforts déployés pour influencer les décisions et le comportement des médias, des institutions, des entreprises et d’autres entités commerciales, les comportements collectifs et individuels ainsi que l’opinion publique. L’Advocacy School offrira des occasions d’apprentissage s’adressant tout autant aux novices qu’aux vétérans et aux administrateurs et dirigeants qu’aux travailleurs et bénévoles de première ligne.
Pour connaître le bilan du secteur en ce qui a trait à l’influence qu’il exerce sur les politiques publiques, consultez le dernier numéro du magazine The Philanthropist, maintenant en ligne. Celui-ci traite des politiques publiques et de la participation du secteur de la bienfaisance et sans but lucratif à l’élaboration des politiques publiques ainsi que du rôle que le secteur devrait jouer dans ce domaine.
L’Alliance Magazine consacre une section spéciale de son numéro de mars au sujet de la collaboration entre organismes sans but lucratif et tente de répondre aux questions suivantes au profit des bailleurs de fonds : quand la collaboration est-elle judicieuse et quels sont les obstacles à surmonter? Les rédacteurs de ce numéro spécial nous invitent à partir du principe que la collaboration n’a aucune valeur intrinsèque, ce qui, déclarent-ils, « nous obligerait à démontrer son utilité et à déterminer le rôle qu’elle devrait jouer dans le répertoire d’actions dont disposent les fondations pour accomplir leur travail ». Ce numéro oppose l’argument selon lequel la participation à titre d’unique source de financement est toujours la meilleure voie à suivre puisqu’elle permet au bailleur de fonds de prendre pleinement en charge son destin à l’argument selon lequel la collaboration est souvent la meilleure stratégie lorsque le problème est complexe et que des ressources multiples doivent être mises à contribution. Les rédacteurs soulignent qu’un bon candidat à la collaboration est un problème chronique qui est enraciné dans des systèmes ou des structures et qui requiert que différentes organisations interviennent de diverses façons pour y faire face. Les rédacteurs concluent leur introduction avec quelques questions auxquelles les bailleurs de fonds envisageant une collaboration devraient réfléchir avant d’aller plus loin :
FPC a accueilli un nouveau membre en janvier, la compagnie George Weston Ltd.
Contactez info@pfc.ca pour plus d’informations sur ces événements et consulter le site régulièrement pour les mises à jour FPC.
La Harbinger Foundation de Toronto a lancé un nouveau site Web. On y trouve des renseignements sur les activités internationales de la fondation Harbinger en vue d’améliorer l’accès à l’eau propre et aux méthodes d’assainissement. Plus de contenu sera ajouté au cours des semaines et des mois à venir, dont une section consacrée à la diffusion d’articles et de rapports ainsi qu’un blogue.
Le rapport annuel 2009-2010 de la Fondation Pierre Elliott Trudeau est maintenant en ligne sur le site Web de la Fondation. Cette apport offre un contenu riche sur la mission de la Fondation, ses réalisations au cours de la dernière année et ses projets futurs.
Les candidatures aux Prix Donner, plus important programme de prix d’excellence (financés par la Fondation canadienne Donner) dans le secteur sans but lucratif au Canada, sont maintenant acceptées pour les prix de 2011. Neuf prix, ayant une valeur totale de 60 000 $, seront décernés. La date limite pour poser sa candidature est le 31 mai 2011. Tous les candidats qui déposeront une demande avant cette date seront admissibles au tirage d’une somme de 1 000 $.
Notes de synthèse du forum des membres de FPC sur les stratégies de placement en 2011, qui a eu lieu le 24 février. Le modérateur du forum, Peter Warrian de la Lupina Foundation, a animé une discussion entre des membres de FPC et Donald Coxe de Coxe Advisors.
- les résultats de nos enquêtes sur la gestion des placements menées auprès des membres
- les notes de synthèse des forums des membres sur les stratégies et les défis en matière de placement
- des modèles de politiques de placement.
Vous avez oublié votre mot de passe ou vous souhaitez nous transmettre un document à afficher sur notre site? Communiquez avec nous à info@pfc.ca.
Le Cercle sur la philanthropie et les peuples autochtones au Canada animera une table ronde à Vancouver le 11 mai 2011 sur les innovations dans le domaine de l’éducation qui émanent des peuples autochtones et/ou sont axées sur la culture. Cette discussion aura lieu au Native Education College, 285, East 5th Ave., Vancouver, de 16 h à 18 h.
L’Agence du revenu du Canada (ARC) a publié une ébauche de lignes directrices sur l’enregistrement des organismes de bienfaisance œuvrant pour la protection des animaux. L’ARC souhaite recevoir des commentaires afin de savoir si ces lignes directrices traitent de toutes les questions pertinentes et si elles sont faciles à comprendre, ainsi que sur tout autre aspect des lignes directrices proposées. Elle invite aussi toutes les parties intéressées à lui présenter des questions qui pourraient être utilisées pour élaborer une liste de questions et réponses afin de compléter les lignes directrices. La date limite pour soumettre des commentaires est le 31 mars 2011. Pour de plus amples renseignements, visitez la page www.cra-arc.gc.ca.