Info-courriel juillet 2011
Mot de la présidenteLorsque la température grimpe à la mi-juillet, bon nombre de membres de FPC pensent à leurs projets de vacances et se permettent de réduire un peu l’intensité de leurs activités philanthropiques. Il en va de même pour nous, dans les bureaux de FPC. Nous allons certainement prendre des vacances estivales (et la publication de l’info-courriel fera relâche en août, comme à l’habitude), mais avant de partir, nous souhaitons porter à votre attention quelques petites choses à ajouter à votre liste de lecture ou de tâches pour l’été!
D’abord, nous espérons que nos lecteurs prévoient s’inscrire prochainement à notre conférence du 2 au 4 octobre à Toronto. Certains conférenciers de grand calibre ont maintenant confirmé leur présence tandis que les sujets et les panels des séances prennent forme. Nous nous réjouissons tout particulièrement des occasions d’apprentissage offertes par notre pré-conférence du dimanche 2 octobre et nous espérons que vous serez nombreux à tirer profit de cette chance unique de parfaire vos connaissances au sujet des investissements sociaux, des principes fondamentaux de l’octroi de dons et la gouvernance d’une fondation. Puisque la période d’inscription hâtive se termine à la fin d’août, assurez-vous de visiter le site Web de la conférence afin d’obtenir de plus amples renseignements concernant le programme et l’inscription.
Parlant de gouvernance de fondation, je vous souligne que nous avons révisé notre guide de 2010 sur la bonne gouvernance en tenant compte des observations très utiles de la Direction des organismes de bienfaisance de l’Agence du revenu du Canada. L’édition révisée du guide est maintenant offerte par FPC sous forme électronique. De plus amples renseignements sur la manière de la commander sont fournis plus loin dans ce numéro.
Tout au long du présent numéro, nous faisons référence à différents rapports, articles et commentaires intéressants que vous souhaiterez peut-être ajouter à vos lectures de l’été. De plus, si vous n’avez pas eu le temps de lire les livres que nous avons mentionnés dans l’info-courriel depuis janvier et que vous prévoyez faire des achats dans une librairie électronique avant de vous rendre à la plage, nous vous rappelons les titres de ces ouvrages pour faciliter vos recherches :
Nous vous souhaitons un très bel été agrémenté de bonnes lectures et nous avons hâte de vous rencontrer à Toronto!

Hilary Pearson
hpearson@pfc.ca
L’Agence du Revenu du Canada a publié de nouvelles lignes directrices (numéro de référence : CG-004) qui seront utiles à toutes les fondations qui travaillent avec différents types d’intermédiaires afin de réaliser leurs objectifs de bienfaisance. Ces lignes directrices visant à préciser les conditions dans lesquelles les organismes de bienfaisance et les fondations devraient travailler avec de tels intermédiaires. Un organisme de bienfaisance peut exercer ses activités en ayant recours à son propre personnel (y compris des bénévoles, ses administrateurs et ses employés) ou en faisant appel à des intermédiaires. Pour les fins de ces lignes directrices, un intermédiaire est une personne qui n’est pas un donataire reconnu et avec laquelle l’organisme de bienfaisance travaille en vue d’exercer ses propres activités. Par exemple, un organisme de bienfaisance pourrait retenir les services d’une entreprise, conclure une entente avec une organisation à but non lucratif afin que celle-ci offre certains programmes de bienfaisance spécifiques pour le compte de l’organisme de bienfaisance ou mettre ses ressources en commun avec un autre organisme afin de mener à bien un projet.
Les lignes directrices expliquent clairement les exigences qu’une fondation (ou un organisme de bienfaisance) doit respecter pour se conformer à la réglementation fédérale. Elles représentent un ajout très utile à l’ensemble d’énoncés d’orientation publiés par l’ARC.
Les dons de bienfaisance aux États-Unis se sont élevés à une somme totale estimative de 290,89 milliards de dollars en 2010, selon le rapport annuel intitulé Giving USA 2011 publié par la Giving USA Foundation (dont on peut télécharger gratuitement un sommaire détaillé).
Les dons de bienfaisance totaux ont augmenté de 3,8 % (ou de 2,1 % en dollars constants) en 2010, après deux années de baisse. Les dons versés par les fondations privées, communautaires et actives sont demeurés stables (depuis 2009) à 41 milliards de dollars. De ce montant, environ 19,5 milliards de dollars ont été versés par des fondations familiales.
Les dons des entreprises ont enregistré une hausse de 10,6 % (ou de 8,8 % en dollars constants) pour atteindre environ 15,3 milliards de dollars. Enfin, les dons des particuliers ont progressé d’environ 2,7 % pour se chiffrer à quelque 211,8 milliards de dollars.
Le classement relatif des secteurs et des organismes bénéficiaires n’a pas changé aux États-Unis de 2009 à 2010. La religion est demeurée la principale bénéficiaire, comptant pour environ 35 % du total. Viennent ensuite l’éducation (14 % du total), les services sociaux (9 %), la santé (8 %), les fonds voués au bien public (comme United Way) et les fonds de bienfaisance (8 %), l’aide internationale (5 %), et les arts et la culture (5 %). Les dons à des fondations (communautaires, publiques ou familiales) ont représenté 11 % du total. Il vaut la peine de souligner que même si les dons voués à l’aide internationale ne représentent qu’un pourcentage relativement faible du total, ce sont les dons à des organismes internationaux qui ont enregistré la plus forte progression en 2010, soit une hausse de 18,6 % par rapport à 2008.
Selon les résultats d’une enquête du Chronicle of Philanthropy portant sur les fonds de dotation de bienfaisance américains, les fonds de dotation de toutes tailles ont généré des rendements médians de 12 % à 13 % en 2010. Pour 2011, le rendement médian s’élève à 8,3 % depuis le début de l’année. Des résultats similaires ressortent également d’une enquête sur les fonds de dotation de 175 fondations menée par le Commonfund Institute, laquelle fait état de rendements moyens de 12,5 % (après déduction des frais) en 2010. Le rendement moyen sur trois ans des placements des fondations ayant participé à l’enquête s’est élevé à -0,3 %, ce qui représente une hausse par rapport au rendement de -1,1 % de l’an dernier, tandis que le rendement correspondant sur une période de cinq ans s’est établi à 4,2 %, également une amélioration par rapport au rendement de 3,6 % enregistré l’an dernier. Les fondations participantes ont déclaré des rendements moyens sur 10 ans de 5,1 %. Bien qu’il s’agisse d’une bonne nouvelle, John Griswold, directeur général du Commonfund Institute, souligne que « pour la période de neuf ans qui s’est écoulée depuis la création de la Commonfund Benchmarks Study®, l’actif moyen des fondations, après comptabilisation du rendement des placements et des dépenses, se situe légèrement au-dessous de sa valeur nominale initiale. Cela signifie que les fondations se retrouvent, neuf plus tard, avec un actif moins important, en dollars réels, que celui qu’elles avaient au départ ».
Il convient aussi de noter le changement dans la répartition de l’actif dont un grand nombre d’organismes de bienfaisance ont fait état. Selon le Chronicle of Philanthropy, qui a étudié 106 organismes pour lesquels il disposait de données s’échelonnant sur cinq ans, ce groupe a investi en moyenne 43 % de son actif dans des titres de participation en 2010, alors qu’en 2006, ce même pourcentage s’élevait à près de 55 %. L’enquête du Chronicle donne à penser que les gestionnaires de fonds de dotation sont plus nombreux à investir dans les obligations, l’immobilier, les produits de base et les fonds spéculatifs qu’avant la récession.
Un nouveau rapport de la Meyer Foundation de Washington DC et de CompassPoint NonProfit Services, Daring to Lead 2011, révèle qu’une vaste majorité (67 %) de dirigeants du secteur sans but lucratif prévoient quitter leur emploi d’ici cinq ans, si bien que les questions de roulement et de transition sont devenues une véritable source de préoccupations pour les organismes sans but lucratif et leurs conseils d’administration ainsi que pour les bailleurs de fonds qui se soucient de leur efficacité organisationnelle.
Dans le cadre de deux études antérieures menées en 2001 et en 2006, les trois quarts des dirigeants avaient déclaré qu’ils prévoyaient quitter leur emploi d’ici cinq ans. L’enquête la plus récente révèle que la récession semble avoir ralenti temporairement les départs de ces dirigeants. Le nombre de dirigeants qui prévoient prendre leur retraite demeure toutefois très élevé.
Selon les autres résultats de l’enquête, 45 % des répondants ont déclaré que leur conseil d’administration n’avait pas évalué leur rendement au cours de la dernière année, alors que seulement 18 % ont affirmé que l’évaluation de leur rendement était utile. Bien que les répondants aient placé l’accompagnement professionnel au premier rang des stratégies de perfectionnement professionnel les plus efficaces, seulement 10 % des répondants travaillent avec un accompagnateur.
Des résultats additionnels sont également présentés dans trois sommaires : Leading Through a Recession, Inside the Executive Director Job et The Board Paradox.
Même si les femmes jouent un rôle de plus en plus important dans le secteur de la philanthropie, sont plus généreuses, en général, que les hommes et ont une forte influence sur les dons, elles donnent moins dans l’ensemble en raison de leur niveau de richesse plus faible et, au Royaume-Uni, ont tendance à donner davantage à des organismes de bienfaisance religieux ou voués à la protection des animaux qu’à des causes sociales ou qui touchent les femmes. Ce sont là certaines des observations qui ont été formulées lors d’un récent symposium sur les femmes et la philanthropie, organisé par le Center for Charitable Giving and Philanthropy de Londres. Le sujet des femmes et de la philanthropie au Canada a été abordé par Hilary Pearson, qui parlait au nom de Fondations philanthropiques Canada. D’autres conférenciers ont exprimé leur point de vue sur la philanthropie féminine au Royaume-Uni. Un rapport spécial sur les femmes et la philanthropie publié par Philanthropy UK est venu compléter leurs observations. Women & Philanthropy: Inspiring women, Inspired giving est le premier rapport contemporain à jeter un regard sur les femmes et la philanthropie au Royaume-Uni. Il fait ressortir, pour la première fois, la participation et l’influence croissantes des femmes dans le monde actuel de la philanthropie. Afin d’apporter une perspective mondiale à ce numéro spécial de sa revue trimestrielle, Philanthropy UK a invité divers collaborateurs à fournir un aperçu général des femmes et de la philanthropie dans sept pays. Selon Philanthropy UK, le tour d’horizon de l’état de la philanthropie en fonction du sexe qui en résulte, et qui couvre cinq continents, représente la première tentative d’élaboration d’un tel portrait comparatif.
Le National Center for Family Philanthropy (NCFP) des États-Unis a publié une série de rapports issus de son Leadership Symposium for Family Foundation CEOs, qui a eu lieu les 23 et 24 mars à Washington, DC. Au cours de ce symposium, les participants ont assisté à une présentation d’un doyen de la philanthropie familiale, William M. Dietel, qui a été président-directeur général du Rockefeller Brothers Fund de 1975 à 1987.
M. Dietel a fait cinq grandes recommandations aux dirigeants de fondations familiales, qu’ils soient membres ou non de la famille, pour assurer leur efficacité, en plus de leur donner des conseils utiles sur la relation entre le directeur général et le conseil d’administration, lesquels se retrouvent sur le site Web du NCFP Voici les cinq recommandations de M. Dietel :
La Fondation Cole de Montréal met présentement sur pied un programme de théâtre visant à favoriser une meilleure compréhension des différentes communautés culturelles de Montréal ainsi qu’une plus grande harmonie sociale entre celles-ci. La Fondation accorde différents types de dons axés sur le théâtre, y compris des dons pour la production, pour l’écriture et pour la traduction. Pour en savoir plus, communiquez avec Barry Cole.
En juin, la Toronto Community Foundation rendait hommage à Martin Connell (Haynes-Connell Foundation), président sortant de son conseil d’administration, en créant le Martin Connell Spirit of Philanthropy Award. Ce prix sera remis à un organisme ou à un particulier qui détient un fonds à la fondation communautaire de Toronto et qui a contribué de façon importante à promouvoir la vision visant à faire de Toronto le meilleur endroit pour vivre, travailler, apprendre et grandir. Le prix inaugural a été décerné à la Vandewater Charitable Foundation. Nous félicitons M. Connell, qui est également coprésident d’honneur de notre prochaine conférence nationale.
Autres nouvelles et événements
Le lancement officiel du Cercle sur la philanthropie et les peuples autochtones au Canada a eu lieu à l’occasion de la 3e table ronde annuelle qui s’est déroulée à Vancouver (Colombie-Britannique) le 11 mai 2011. Le Cercle a récemment publié un rapport ayant pour titre Aboriginal Philanthropy in Canada: A Foundation for Understanding.
Le but du Cercle consistait à produire un document de réflexion s’appuyant sur des recherches qui fournirait une vue d’ensemble des données, des histoires, des perceptions, des modèles d’octroi de dons et des nouvelles occasions et perspectives ayant trait à la philanthropie axée sur les Autochtones.
Le Cercle planifie la tenue d’un événement les 5 et 6 octobre, immédiatement après la conférence de FPC à Toronto, qui aura pour thème Restoring the Lifeblood: Water, First Nations and Opportunities for Change. Durant cette séance de deux jours, des bailleurs de fonds participeront à une discussion portant sur les principaux défis et les occasions se rapportant à l’eau douce et aux collectivités des Premières nations. L’événement, organisé en collaboration avec le Réseau canadien des subventionneurs en environnement aidera les bailleurs de fonds à comprendre le lien sacré que les peuples des Premières nations entretiennent avec l’eau et servira à établir un premier inventaire des possibilités de changement et des solutions éventuelles.