24 octobre, 2017
De la présidente

Écouter. Apprendre. Agir.

De Hilary Pearson

« De bons dons passent par l’établissement de bonnes relations », a déclaré un panéliste au colloque 2017 de FPC qui avait lieu à Montréal les 17 et 18 octobre dernier.

Écouter, apprendre et agir sont des éléments clés de l’établissement et du maintien de bonnes relations. Les 200 participants au colloque ont eu l’occasion d’explorer des approches afin de mieux écouter et apprendre au cours d’une série de séances consacrées au renforcement de la capacité des fondations et des communautés de s’engager dans un dialogue. Écouter n’est pas une tâche facile ni simple. Ce n’est pas par hasard que « l’écoute » est la première mesure que nous sommes incités à prendre comme bailleurs de fonds. Mais qui devons-nous écouter? Que devons-nous chercher à apprendre en écoutant? Et comment devons-nous écouter?

Nous avons tiré des enseignements utiles des propos des nombreux conférenciers instructifs et expérimentés représentant autant des donateurs que des donataires :

  • Ce sont le contexte, l’intention et la capacité qui dictent la manière dont les bailleurs de fonds écoutent. Tous ces facteurs doivent être pris en compte. Par exemple, êtes-vous un bailleur de fonds local? Votre intention est-elle d’accorder une aide financière participative? Votre fondation a-t-elle la capacité de tendre la main et d’être à l’écoute si elle a peu ou pas d’employés? Vos réponses à ces questions concernant le contexte, l’intention et la capacité détermineront votre besoin d’écouter, la façon dont vous devez écouter et ce dont vous avez besoin pour écouter.
  • Dans une relation entre un bailleur de fonds et une communauté, les déséquilibres de pouvoir et la grande disparité des expériences de vie, des perspectives et des convictions peuvent faire obstacle à une bonne écoute. Être conscient de ces déséquilibres et faire nos devoirs en tant que bailleur de fonds avant de nous engager dans une relation sont essentiels à une collaboration efficace.
  • Il est important de penser à créer des espaces de dialogue accueillants et rassurants. Les personnes vulnérables, particulièrement les jeunes et les personnes ayant moins de pouvoir (marginalisées pour de multiples raisons), ont besoin d’espaces « sûrs » dans lesquels ils peuvent s’exprimer.
  • La responsabilité est importante. En tant que bailleur de fonds, vous ne faites pas qu’écouter. Vous vous engagez aussi à agir. S’engager à répondre (pleinement, honnêtement, de manière transparente et en temps utile) est également essentiel pour établir une relation.
  • Pouvons-nous écouter en demeurant ouverts d’esprit? Cela implique de tenir compte et de vérifier l’existence de partis pris et de présomptions qui, autrement, demeureraient « inconscients ».
  • Nous devrions nous exercer à avoir des conversations difficiles. Nous ne nous entendons pas toujours sur le diagnostic ou sur la solution à un problème. Comment écouter de façon à bâtir ensuite sur les idées de chacun au lieu de contrer simplement les idées de l’autre? Prendre cinq minutes, écouter l’autre jusqu’au bout avant de formuler une réponse, même le simple fait d’inspirer profondément… sont de bonnes habitudes à acquérir.
  • Si nous souhaitons mieux écouter en tant que bailleurs de fonds, nous devrions envisager de suivre une formation sur la pratique de l’empathie, apprendre à être à l’aise avec le malaise et accepter que les choses n’aillent pas comme nous le souhaitons ou l’avions prévu. La patience et la confiance à l’égard du processus sont deux éléments essentiels à une discussion et une collaboration fructueuses.
  • Dans les petites fondations, dont les effectifs sont réduits ou inexistants, le conseil d’administration devient un mécanisme permettant d’intégrer des voix de la communauté. Nous devons accorder une attention particulière aux conseils d’administration dans leur rôle de décideurs. Pouvons-nous faire en sorte que le conseil d’administration inclut aussi des administrateurs qui ne font pas partie de la famille ou ne sont pas des amis, des conseillers ou des personnes influentes, tels que des membres de la communauté, d’autres générations, des personnes qui ne nous ressemblent pas ou qui ne s’expriment ou ne pensent pas comme nous?
  • Comment passer à l’étape suivante et recueillir des informations au sujet et auprès de nos partenaires dans la communauté? Qu’avons-nous besoin de savoir et qu’ont-ils besoin de savoir pour que nous ayons des discussions constructives? Nos pratiques et nos processus peuvent nuire à une bonne écoute et de bons échanges… et nous devons trouver des moyens d’aider nos partenaires communautaires à recueillir des commentaires auprès des gens que nous souhaitons tous aider.

Nous avons participé à des conservations formidables à Montréal, que nous assurerons de poursuivre lors du prochain congrès de FPC, qui aura lieu à Toronto du 16 au 18 octobre 2018.

Rendez-vous sur le site du colloque 2017 pour jeter un coup d’œil aux photos, aux vidéos et aux ressources qui y seront affichées prochainement!

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