novembre 12, 2013 De la présidente

Réflexions sur la transformation sociale à Calgary 

Le secteur canadien de la philanthropie connaît actuellement une nouvelle vague d’innovation, et nous avons eu l’occasion de la voir déferler au colloque de FPC à Calgary le 1er octobre. Ce rassemblement sur le thème de la transformation sociale nous a offert une occasion formidable de faire le point sur les moyens adoptés par les fondations canadiennes pour provoquer un changement social dans leur communauté. Les projets présentés et les histoires racontées par quelques-uns des 125 participants nous ont révélé à quel point les bailleurs de fonds philanthropiques canadiens sont prêts à s’attaquer à de grands problèmes et les résoudre à l’aide de solutions prometteuses. Nous avons aussi discuté de nouvelles stratégies emballantes : comment travailler en réseaux, apprendre au fur et à mesure, s’ouvrir à de nouvelles idées par l’entremise des « laboratoires d’idées » et admettre l’« échec » puis en tirer parti. Des agents de changement social réfléchis et chevronnés nous ont aussi poussés à réfléchir à ce qu’il faut vraiment pour en être un.

Voici quelques-unes des leçons que j’ai retenues :

  • Être un agent de changement social nécessite de la confiance, des relations, une volonté de prendre des risques, de la persévérance et un désir d’apprendre.
  • C’est une bonne idée de miser sur le jockey et non pas uniquement sur le cheval (le leadership étant important pour opérer un changement), et d’investir dans le processus et non pas simplement dans les résultats
  • La transformation sociale est multidimensionnelle et il n’existe pas de solution unique
  • On doit faire preuve à la fois de patience et d’insistance
  • Il ne faut pas avoir peur de mettre fin à son aide financière et de changer de tactique si quelque chose ne fonctionne pas
  • On doit tirer parti de ses leviers
  • La résilience est essentielle pour pouvoir rebondir et persévérer
  • La transformation sociale est un marathon et non une course de vitesse; une détermination à toute épreuve est nécessaire.
  • Il faut se méfier du « piège de la rigidité » : on doit être prêt à abandonner de vieux modèles au profit de modèles nouveaux; il ne faut pas être trop rigide dans ses exigences et ses échéances
  • On doit prendre le temps de réfléchir et de mettre ses idées à l’épreuve
  • On doit voir l’innovation comme un processus continu : commencer, reproduire, prendre un temps d’arrêt, démolir et recommencer
  • Réunissons-nous pendant deux jours la prochaine fois afin de poursuivre cette discussion stimulante.

Le programme merveilleusement éclectique et dynamique du colloque de Calgary a fait l’objet de commentaires élogieux de la part de nombreux participants. Il est certain que nous appliquerons bon nombre de ces leçons lorsque nous poursuivrons le dialogue sur la transformation sociale à l’occasion de notre prochaine conférence de deux jours à Halifax en octobre 2014.

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